En association avec la Cie Underground Sugar

   Spectacle soutenu par l'ADAMI

    et le Conseil Régional PACA

Résidence de création MICADANSES Paris

​  Septembre 2012

​Coproduction Théâtre Anthéa (Antibes)

REPRESENTATIONS :

Anthéa - Antipolis Théâtre d'Antibes - : 

30 avril, 2, 3, 4 et 7 mai 2013

L'Entrepôt (Mérignac) : 22 mai 2013

Musée Calvet (Avignon) Jounées du Patrimoine : 

14 septembre 2013

Constanta Roumanie juin 2016

 

 

 

Avec Jean GUIZERIX, Julie DESMET,​ Gildas DIQUERO, Nathalie LAROCHE, Eugénie ANDRIN

Création musicale OP9

Chorégraphie : Eugénie Andrin

Mise en scène : Julie Desmet

Lumière : Jérôme Noguera

Scénographie : Antoine Loudot

Costumes : Pierre-Jean Beray

Photos : Alain Hanel

PHEDRE,

la dernière danse 

​Notre spectacle, vu par ANDY DE GROAT
délicieusement direct cette affaire.
un condensé / compression extrême de la narration de l'histoire originale,
ici importante mais secondaire, mettant en avant les intensités
et résonances de trames essentielles.
étranges échappées et paradoxes inévitables.
« classique » dans le sens du profond, ancestral.
inondations de l'impossible émotion du drame
coupées par passages ironiques et drôles, en glaçons brûlants.
je veux dire intelligemment provocant.
cette ambiance que j'aime tant qui est hors temps,
et ne peut pas être autrement.
une distribution de tonnerre :
une reine passionnée et fascinante,
un roi troublant,
une servante désespéré et drôlement dépassée,
un prince, un vrai.
et une désirée virtuelle aigre-douce...
en savantes agitations à couper le souffle avec interprétations
troublantes, touchantes, et drôles.
agitations données en respirations sanglotantes et paradoxales.
coups de poings et vents glacials.
un pas de deux torride, magnifique et heureusement
plutôt sensuel que sexy pour un couple d'enfer.
et un autre de combat entre roi et fils.
deux duos, dotés de grâce et distance...
sublimes et étonnants.
 
 

 

TEASERS

Extraits des répétitions Résidence Micadanses

 

Extraits du spectacle à Anthéa

 

Phèdre, Hippolyte son beau-fils, et Œnone dînent.

 

Or après une longue période de guerre, Thésée que tous croient mort, rentre enfin chez lui…

Il ouvre la porte de la maison et déclenche sans le savoir un compte à rebours...

Phèdre a avoué un amour brûlant à Hippolyte. Indécence. Vertige sensuel.

Hippolyte, quant à lui, se croyant libéré de l'autorité paternelle, s'émancipe et partage un amour interdit avec Aricie. Le cadre de vie vole en éclat.

Thésée se retrouve face à sa famille : ils ne se reconnaissent pas.

Transgression irrémédiable du pouvoir légitime brisé en mille morceaux.

Chacun se fige.

C'est alors que rêves, fantasmes et hallucinations surgissent dans les corps et dans les esprits.

C'est le temps de la dernière danse du plaisir funeste.

 

 

 

Galerie Photos par Alain Hanel

Démarche de création

 

Le mythe laisse une empreinte forte, c’est un pilier fondateur de notre mémoire collective.

 

Nous avons choisi le mythe de Phèdre car tout y est exacerbé.

Le corps prend le relai à la parole et  devient alors le moyen d’expression le plus juste pour traduire les états extrêmes vécus par les personnages.

 

Dans cet univers mythologique et surnaturel, les personnages avancent comme possédés, emprisonnés dans un état dont ils ne peuvent se sortir. La scène devient alors un espace intimiste, un lieu de vie minimum peuplé d'individus au cœur de leurs désirs, un huis clos qui amplifie les passions.

 

A partir de ces pistes, nous voulons développer sur scène une forme particulière dans laquelle le mouvement, l’univers sonore et numérique, et le jeu dramatique auront une véritable écriture.

Loin d’une construction narrative et chronologique, le mythe est utilisé comme le point d’ancrage de plusieurs tableaux chorégraphiques. Il s’agit dans cette interprétation de prolonger et d’explorer corporellement ces instants où tout bascule.

 

Dans la tragédie, tous les sentiments, toutes les passions atteignent un paroxysme. Le mouvement agit alors comme le continuum des vers, des mots, là où justement les mots n’ont plus assez de puissance pour exprimer ces états extrêmes, cette folie.